Kingston, le 20 mai 2026 – L’ACFOMI exprime ses préoccupations face à la décision du Collège militaire royal du Canada de désigner l’anglais comme principale langue de travail au sein de son administration.
Dans une région où la vitalité de la francophonie dépend largement de la présence d’institutions fortes et visibles, cette décision risque d’avoir des impacts bien réels sur l’environnement de travail, sur l’attraction et la rétention de personnel bilingue, ainsi que sur l’expérience des étudiants francophones.
Le bilinguisme institutionnel ne se limite pas à l’offre de cours ou de services. Il contribue à créer une culture organisationnelle où le français est reconnu comme une force et une compétence essentielle au leadership canadien. Nous nous questionnons sur la capacité du Collège à maintenir le bilinguisme comme aspect central de sa formation si cette responsabilité n’est plus reflétée au niveau administratif.
Cette décision envoie également un message préoccupant aux jeunes francophones de notre région qui souhaitent évoluer dans des institutions fédérales où leur langue et leur réalité sont pleinement reconnues.
L’ACFOMI souhaite que le gouvernement fédéral et le ministère de la Défense nationale réévaluent cette orientation afin d’assurer que le français continue d’occuper une place réelle et visible au sein du Collège militaire royal du Canada.
« Dans une communauté comme la nôtre, le bilinguisme institutionnel joue un rôle important dans l’attraction d’une main-d’œuvre qualifiée et dans le sentiment d’appartenance des francophones. Lorsque le français perd de sa place dans l’administration d’une institution fédérale aussi importante que le Collège militaire royal, cela soulève des inquiétudes bien au-delà des simples mécanismes internes. »
— Mélanie De Wys, présidente du conseil d’administration de l’ACFOMI